Un petit vent frais d’automne fait trembler les feuilles jaunes et rouges des grands arbres au pied des remparts.

 

Plus loin les animaux du jardin public allongés dans des chaises longues, à l’abri du vent, se dorent au soleil couchant. Tout paraît tranquille.

 

C’est l’heure où l’écureuil quitte son trou, l’heure où l’étrange grenouille, dans son puits obscur, danse et saute pour attraper sa boîte d’allumettes afin d’enflammer sa torche, l’heure où la souris quitte son radeau pour se cacher sous de gros champignons vénéneux rouges et verts, l’heure aussi où les animaux rassemblés à la pataugeoire se lisent de drôles de lettres :

                                 

 

 


 

Zone de Texte: Chère porte,
 
Je suis désolé de t’avoir démontée, je vais te réparer.
Je vais te couper par moitiés avec la tronçonneuse Brrrrrrrr !!!
Elle ne marche plus, je ne peux pas te découper par moitiés, alors je vais te remonter.
 
L’écureuil.
 

 

 

Carré corné:  
Zone de Texte: Chère table,
 
Que manges-tu ? Je pourrais t’inviter un soir à dîner, je te mettrai le couvert, je voudrais connaître ta date de naissance pour fêter ton anniversaire. Combien de bougies vas-tu souffler ?
 
Le coq
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

A

 

u loin, chaque habitant des alentours et même plus loin dans les campagnes pouvait entendre des éclats de rire. Ah, ah, ah…

 

Les  animaux en effet étaient de drôles de personnages comme il n’en existe que dans des livres d’enfants.

 

En juillet dernier, chacun d’eux, de passage pour une nuit seulement dans le parc, avait finalement posé ses valises.

 

Aujourd’hui encore, vous pouvez les y rencontrer.

 

 

 

                                                       

 

E

 

n attendant le retour de leur maîtresse, nos personnages entretenaient d’étranges correspondances !

 

La première leur était envoyée par un des rats qui habitait avec toute sa famille, le cabanon situé en haut de la ville.

 

 

 

P

 

ar une journée ensoleillée un des rats écrivit une lettre au coq :

 

 

 

 

C’était une lettre étrange et le rat ne savait pas pourquoi il l’avait écrite.

Mais il l’habilla avec une salopette, des claquettes et une casquette.

 

La lettre sortit du cabanon par la fenêtre ouverte. Elle courut joyeusement, à toute vitesse, chez le coq et arriva toute chiffonnée. Elle frappa à la porte.

 

-         « Qui est-là ? » demanda le coq.

-         « C’est moi, la lettre » répondit la lettre essoufflée.

-         « La lettre ? » s’étonna le coq.

 

 

Par une journée pluvieuse le chat écrivit une lettre à la grenouille :

C’

 

était une lettre étrange et le chat ne savait pas pourquoi il l’avait écrite.

Mais il l’habilla d’un pull, d’un slip, d’un pantalon, de chaussettes, d’un Kway et de bottes.

 

La lettre sortit en courant vite vers la maison de la grenouille car un chien l’attaquait en aboyant et il l’avait déjà attrapée par un coin. Elle se débattit et hurla : « GRENOUILLE, AU SECOURS, OUVRE MOI VITE TA  PORTE ! »

La grenouille s’exécuta et s’étonna de voir une lettre déchirée se jeter dans ses bras.

 

 

Par une journée ensoleillée la souris écrivit une lettre à la tortue : 

 

C’était une lettre étrange et la souris ne savait pas pourquoi elle l’avait écrite. Mais elle l’habilla d’une robe légère, d’un chapeau de paille et de sandalettes parce que la lettre avait déjà très chaud et qu’elle transpirait à grosses gouttes.

La souris plia la feuille en forme de bateau et la déposa sur son radeau pour qu’il l’emmène jusqu’au pont où habite la tortue. A son arrivée, elle sonna chez la tortue.

 

-         «Qui est là ? » demanda la tortue.

-         « La lettre » répondit la lettre.

-         « La lettre ? » s’étonna la tortue.

P

 

ar une journée ensoleillée le chat écrivit une lettre au coq :

 

 

C’était une lettre étrange et le chat ne savait pas pourquoi il l’avait écrite.

Mais il l’habilla d’une robe avec un débardeur et lui ajusta son chapeau de paille et il n’oublia pas de lui enfiler ses claquettes. Le chat lui rappela d’être prudente et il la laissa partir.

 

La lettre sortit du trou que le chat avait creusé sous la poubelle, en montant sur une pierre et arriva chez le coq.

 

-         « Qui est là ? » demanda le coq.

-         « C’est moi » répondit la lettre.

 

Le coq s’étonna de voir la lettre.

 

 

Par une journée ensoleillée l’escargot écrivit une lettre à Monsieur coq.

C’

 

était une lettre étrange et l’escargot ne savait pas pourquoi il l’avait écrite.

Mais il l’habilla en pantalon léger avec un chapeau de paille, un maillot et des lunettes de soleil.

 

La lettre sortit. Elle essaya de descendre du rocher. Il y eut un grand coup de vent et elle s’envola au-dessus du clocher et s’engouffra chez Monsieur Coq.

 

-         « Qui est là ? » demanda le coq.

-         « La lettre » répondit la lettre.

-         « La lettre ? » s’étonna le coq.

 

Par une journée ensoleillée, la grenouille écrivit une lettre à la souris.

 

 

C’était une lettre étrange et la grenouille ne savait pas pourquoi elle l’avait écrite. Mais elle l’habilla d’un gilet, d’une casquette, d’une paire de lunettes de soleil, d’une jupe et de sandalettes.

 

La lettre sortit et soudain le vent la poussa jusque chez la souris.

 

-         « Qui est là ? » demanda la souris

-         « C’est moi la lettre » répondit la lettre

-         « La lettre ? » s’étonna la souris.

 

 

 

P

 

ar une journée grise, le chat écrivit une lettre à la souris.

 

 

C’était une lettre étrange et le chat ne savait pas pourquoi il l’avait écrite. Mais il l’habilla d’un bonnet, d’une écharpe et d’un manteau avant de l’envoyer chez la souris.

 

La lettre sortit de dessous la poubelle où vivait le chat, en passant par dessus son doudou. A cet instant, le vent souffla sur la lettre et l’emporta chez la souris.

 

-         « Qui est là ? » demanda la souris.

-         « C’est moi » répondit la lettre.

-         « Que veux-tu ? » s’étonna la souris.

 

Ils entretenaient aussi une correspondance avec des amis de la ville voisine.

 

 

A

 

u mois de mars, le jour où l’ours a invité l’escargot, la grenouille et l’écureuil à regarder la télévision chez lui, les animaux ont joué à un jeu télévisé et ont gagné une semaine au centre équestre de Villers en Ouche,

 

Avant le départ, pour l’occasion la grenouille avait pris soin d’emmener son carnet d’adresses et son dictionnaire.

 

 

 

 

 

 

LISTE DES ADRESSES

 

 

 

Jeannette la Tortue

28 rue de la rivière

61190 LE PONT

 

Coquine la Souris

26 rue le Bois Souricette

61300 LA RIGOLE

 

Monsieur Le Chat

7 rue des Papiers

61300 LA POUBELLE

 

Le Coq

69 rue tout près du Ciel

61300 LE CLOCHER

 

La Famille de Rats

La rue du Jardin de l’école

61300 CABANON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C

 

haque jour, une lettre arrivait au jardin public :

 

 

L’OURS                                                                                            Lundi 22 mars 2004

Au manoir de Villers en Ouche

 

Chère Jeannette,

 

Je t’envoie cette lettre pour te dire que je suis bien arrivé au centre équestre du manoir. Ce matin, j’ai visité le centre équestre avec l’écureuil, l’escargot et la grenouille.

Nous avons vu une jument et son poulain couché sur la paille. Au moment où je l’ai vu, j’ai sauté de joie : il était beau et tout petit. Puis, nous sommes allés au manège faire du poney.

 

Moi, j’étais avec l’escargot et notre poney s’appelait Cachou. Il était joueur et dynamique. Il est comme moi. Nous sommes allés nous laver les mains et nous sommes allés manger notre pique-nique dans une salle car il pleuvait et nous avons écrit dans notre cahier de bord. Cet après-midi, j’ai fait du trot. J’ai appris à tenir les rênes et on a brossé les poneys. J’ai ramené mon poney quand on a eu fini.

 

Gros bisous,

L’Ours

 

L’escargot                                                                   Mardi 23 mars 2004

Centre équestre du manoir

61300 Villers en Ouche

 

Cher coq,

 

Ce matin, je me suis réveillé en pleine forme. Je me suis habillé. Nous avons dormi à l’hôtel avec l’ours, la grenouille et l’écureuil. Je suis allé dans le box car il pleuvait. Je voulais Caramel mais je me suis énervé quand Charlotte et Fanny l’ont passé à l’ours. Ensuite, j’ai pris Azèle dans le box.

J’ai vu un poulain noir très agité et Charlotte m’a expliqué comment le calmer. J’ai emmené Azèle au manège. Nous sommes montés sur les poneys avec l’ours et nous avons fait du slalom. Il fallait prendre un gobelet et le mettre sur le piquet. J’ai fait tomber le gobelet. J’en avais les larmes aux yeux.

A 10 h 30, l’ours a été gentil, il m’a passé Caramel. J’ai trotté en lâchant les rênes. J’ai eu très peur. Je suis tombé et le poney a mis le pied sur ma coquille. Nous sommes rentrés aux écuries où j’ai dessellé Caramel. Je l’ai brossé avec le bouchon puis j’ai changé la litière de son box.

A bientôt, l’escargot.

 

 

 

La grenouille                                                            Jeudi 25 mars 2004

Au centre équestre

61300 VILLERS EN OUCHE

 

 

Mon ami le chat,

 

Je t’écris avec plaisir pour te raconter mon début d’après-midi du jeudi 25 mars au centre équestre. A 13 h 30 mn, nous sommes allés avec Fanny dans la sellerie pour apprendre les différentes parties de la selle et du poney. Cela sentait le cuir. Fanny nous a posé des questions. Heureusement, moi j’avais tout retenu d’un seul coup. A un moment je me suis énervée parce que quand j’ai levé la main pour donner ma réponse, elle m’a dit «ne réponds pas trop vite ». Plus tard, j’ai sellé Cachou en lui parlant et en lui caressant le museau. C’était doux et agréable. J’ai emmené « mon petit Cachou, chéri » jusqu’au manège. Là, j’ai essayé de monter dessus mais il est parti en courant rejoindre les autres poneys alors je suis tombée ; j’étais rouge de colère. J’ai couru pendant une bonne heure après ce petit coquin de Cachou

 

Au revoir,

La grenouille

 

 

L’écureuil                                                                             Vendredi 26 mars 2004

Le centre équestre

61080 Villers en Ouche

 

Mon cher ami le chat,

 

Je suis au centre équestre parce que j’ai joué à un jeu télévisé et j’ai gagné une semaine au centre équestre avec l’ours, l’escargot et la grenouille. Je me suis fait un ami qui s’appelle Cachou. C’est un poney très doux avec qui j’ai discuté longtemps de sa vie au centre équestre. Je l’ai écouté attentivement me raconter qu’il était heureux, que sa stabulation était nettoyée régulièrement.

 

Pendant la promenade dans la campagne, Cachou s’est montré gourmand : il n’arrêtait pas de manger de l’herbe parce que je ne serrais pas assez mes doigts sur les rênes pour retenir sa tête. Alors, j’ai eu une idée. Je lui ai parlé pour lui faire oublier de manger de l’herbe et ça a marché. Quand nous nous sommes arrêtés sur le bord d’un chemin, j’ai fait monter la grenouille derrière moi pour finir la promenade.

 

Arrivée au haras, elle m’a aidée à desseller Cachou et à lui enlever son filet. Mon ami le chat, je suis heureux parce que je n’ai plus peur des poneys et je sais les équiper. Je n’ai plus rien à te dire, alors, à bientôt.

 

Gros bisous,

L’écureuil.

 

 

P

 

endant ce temps-là, à l’Aigle, quelque chose se préparait…

 

22 H 00

Les lampadaires sont éteints. Dans la nuit sombre, on distingue des rats. Ils sont habillés de noir, avec une cagoule noire et des gants noirs.

Ils sortent de leur cabanon pour se diriger vers le jardin public.

Ils ont un marteau et des tournevis rangés dans un sac à dos. Ils traversent la pelouse pour arriver au grillage. Ils passent en dessous et traversent la cour au crayon. Ils descendent la rue du Buat en passant devant l’auto-école puis passent par les caniveaux pour ne pas se faire remarquer. Arrivés à la route de Paris, ils empruntent les passages piétons face au magasin de vêtements à l’angle de la rue du 1er But. Ils se cachent à l’ombre des lampadaires, s’engouffrent ensuite dans les égouts et courent pour ressortir à la surface, rue des remparts. Ils descendent en courant cette rue du centre ville et se dirigent sans se faire remarquer jusqu’au jardin public. Là, ils creusent la terre avec leurs pattes pour passer sous la barrière métallique et rentrent en silence dans le jardin public.

 

 

 

 

T

 

rès rapidement, ils se mettent au travail.

 

Les rats se dirigent aussitôt vers le tourniquet, à l’autre bout du jardin. Ils le dévissent par le pied fixé dans le sol. Ils sont obligés de le dégager du sable en creusant avec leurs pattes.

 

Plus loin, deux autres rats s’occupent de dévisser les crochets des balançoires, du banc et de la poubelle dans laquelle un bruit sourd se fait entendre : « BZZZ, BZZZ, BZZ… ». Les rats sursautent. Ils s’immobilisent, figés par la peur. Ils ont peur d’être découverts. Ils se déplacent à petits pas pour regarder par un petit trou ce qui se passe à l’intérieur : « DES MOUCHES ! DES MOUCHES S’AGITENT ET FONT DU BRUIT ! ».

Alors, à l’aide d’un paquet de chips, l’un des rats les effraie.

 

 

                      

 

D

 

ans le silence, la cloche sonne déjà ses 3 coups. DONG ! DONG ! DONG ! il est 3 heures du matin.

 

Les rats qui s’étaient dispersés pour voler les jeux se regroupent sur le pont pour prendre le chemin du retour.

Une patte se pose sur une planche qui se met à grincer. Les rats traversent le pont. Ils font quelques pas sur les cailloux. Ils arrivent sur la route à bout de force. Dans la montée, le tourniquet leur échappe ! MINCE, il redescend brusquement en roulant, en faisant beaucoup de bruit, laissant des traces jaunes sur la route. Grâce à une grosse pierre, il s’arrête d’un  seul coup.

 

Dans son clocher, le coq se retourne dans son lit, en rêvant.

 

Les rats se remettent en route. La poubelle est transportée à dos de rats. A chaque pas, des déchets s’en échappent.

 

Tout à coup, en haut de la côte, ils remarquent un gros camion bleu garé au bord du trottoir ; ils le volent !!!

Ils ouvrent les portes pour charger les jeux. Voilà, tout est rentré, mais les portes du camion ne ferment plus : il y a trop de jeux. Soudain à un moment, le tourniquet bascule et tombe par terre en faisant un énorme bruit au risque de réveiller le voisinage.

 

 MALHEUR ! Une lumière s’allume dans une maison. Les rats s’immobilisent et retiennent leur souffle, ils aperçoivent des gens à la fenêtre. Au loin, un chien aboie. OUF, la lumière s’éteint. Les rats remettent le tourniquet et s’empressent de filer avec le camion.

 

 

 

 

 

 

 

 

L

 

e matin, à l’aube, le coq se réveille. Il est en pyjama rayé bleu et rouge. Il s’étire, baille et prend son petit déjeuné : du café au lait avec un chausson aux pommes. Puis il va à sa fenêtre pour réveiller tout le monde comme chaque matin « COCORICO, COCORICO,… ». Il regarde d’un œil :

 

- « Hein !!! »

- « Mais, où sont passés les jeux ??? »

- « Qui les a pris ? »

- « Où sont-ils ? »

 

Le coq panique, il court dans tous les sens. Il se cogne contre l’armoire normande, fait tomber son vase de Chine avant de sortir, affolé, par la porte vitrée. Mais, il se prend les pattes dans le tapis,  passe au travers de la porte vitrée et dévale l’escalier en se cognant contre les murs. Il est sonné ! Il voit des étoiles ! Il termine de descendre sur les fesses. Il a perdu des plumes et du sang, mais il a gagné des bosses ! Il est complètement étourdi en bas de l’escalier :

 

- «Ouille, ouille, ouille, ça fait mal ». Il se relève en boitant, et court en sautillant jusqu’au jardin public pour alerter ses amis».

 

- «Debout tout le monde, les objets ont disparuuuuuuu….!!! »

 

La tortue se réveille de mauvaise humeur car elle voulait faire la grasse matinée. Elle se réveille et sursaute alors qu’elle était bien confortablement allongée dans son lit sous le pont. Elle entend le clapotis de la rivière. Elle n’a pas le temps de déjeuner, elle est très énervée et elle se venge sur la porte et sort de chez elle en la claquant ! Et VLAN !!!

 

Le chat, lui, se réveille de bonne humeur car il a bien dormi. Il écoute la radio tranquillement, quand il entend le coq hurler dans le jardin. Alors, il se précipite dehors.

 

Q

 

uant à la souris, elle se préparait, en chantonnant, avant de partir

au travail :

 

- « Je me brosse les dents pour qu’elles restent blanches »,

   je suis coquette, je fais ma toilette avec ma savonnette et ma serviette de toilette, je me baigne, je me peigne, me voilà la plus belle ».

 

Soudain, elle aperçoit dans son miroir le chat et la tortue qui se précipitent à la rencontre du coq.

 

La souris, encore pleine de savon rejoint ses amis.

 

Là, nos 3 personnages découvrent, en pyjama déchiré, un coq déplumé et bosselé avec un cocard à l’œil gauche et de nombreuses blessures.

- « Que se passe-t-il ? Pourquoi es-tu dans cet état là ?

 

Le coq encore affolé explique :

 

- « J’ai paniqué lorsque j’ai vu qu’on nous a volé les jeux

et  je me suis cogné aux 4 coins du clocher en sortant ».

 

- « Allons voir çà de plus près », propose le chat.

 

Les animaux constatent, les uns après les autres, la disparition des jeux.

 

- « C’est un désastre, on a volé le tourniquet, les balançoires, la poubelle et un banc ».

- « C’est une honte » s’exclame la souris.

- « C’est une catastrophe », ajoute le coq.

- « Et bien, pour un mystère, c’est un mystère ! » dit la souris.

-  « Qui a volé les jeux ? Mystère et boule de gomme » rajoute la tortue.

 

 

 

 

 

L

 

a tortue propose d’appeler la police mais le chat, en colère, refuse. Il impose de mener l’enquête :

 

- « Cherchez des témoins, des traces, interrogez le voisinage. Nous pouvons nous débrouiller sans la police. Allez, menons l’enquête ».

 

Les animaux s’organisent.

 

La souris va chercher son vieil appareil photo, un polaroïd. Le chat dit avoir entendu un bruit bizarre dans la nuit.

- « Mais, c’est ça, j’ai bien entendu un bruit cette nuit ».

- « Ce mystère, il faut l’élucider ; nous allons nous disperser. »

- « Toi  la tortue, tu vas chercher des traces ».

- « Toi la souris, les indices ».

- « Toi le coq, tu vas… ».

- « Ah, non », dit le coq. « Je reste là pour faire le point, je suis trop fatigué ».

- « Bon », dit le chat. « Je vais interroger le voisinage et chercher des témoins ».

 

Chacun s’exécute.

 

 

                     

 

 

A

 

vant de partir chercher des indices, la souris, qui prend le temps de se laver le museau, attrape son sac à main, y range une grosse loupe, une paire de ciseaux et son appareil photo, soucieuse d’élucider cette affaire.

 

Elle voit un pigeon qui se déplace avec un ruban rouge et blanc dans le bec. « Tiens ! Tiens ! », se dit-elle, et à l’aide de la paire de ciseaux, elle coupe le ruban et le range dans son sac. Elle commence à chercher dans les moindres recoins et à prendre des photos de choses et d’autres, comme des déchets qu’elle trouve sur le chemin (un mouchoir, un paquet de chips et une brick de jus d’orange).

 

- « Comme c’est bizarre, mais qui peut bien se moucher ici ? ».

 

Elle va prévenir le coq de ses trouvailles. Il est assis et se repose. Quand il la voit, il se lève aussitôt. Il est 11 h 00, elle lui montre les photos. Le coq attend toujours des nouvelles du chat et de la tortue.

 

La souris excitée par le suspens de l’enquête, repart très vite dans la rue de l’Abreuvoir et constate, en sortant du jardin, qu’il y a un trou dans la terre près de la barrière métallique. Elle découvre ensuite des traces noires de pneus, ainsi que…, elle vérifie avec sa loupe :

 

- « Mais, c’est bien sûr » s’écrie-t-elle, « de l’huile de moteur… ».

 

Elle suit les traces d’huile et les prend en photos. Quand elle est rue des Remparts, elle continue à suivre les traînées. Au bout d’un moment, rue du 1er But devant l’école St Jean, elle s’arrête brusquement. Notre souris renifle le bitume et flaire l’odeur d’huile quelques mètres plus loin et retrouve les traces. Elle est tellement concentrée par son enquête qu’elle arrive Route de Paris sans s’en rendre compte. Une première voiture surgit mais elle réussit à se faufiler en dessous ? Une moto arrive et PILE !!! La souris demande au motard de l’emmener pour suivre les traces.

 

 

 

E

 

n partant, la tortue voit des traces en bas de la côte, rue de l’Abreuvoir. Elle revient tout doucement et arrive au jardin vers midi.

 

La tortue meurt de faim et rêve d’un bon repas. Alors, elle invite le coq à déjeuner.

Au menu : purée et viande

                   en dessert des gâteaux au chocolat.

 

Tout en mangeant, elle explique :

 

- « J’ai trouvé des traces jaunes .

     Je me suis arrêtée car une planche est cassée sur le pont ».

 

 

La tortue est trop lente. Le coq prend donc sa place et il part regarder les traces jaunes.

 

Le chat interroge le voisinage. Il décide de commencer par interroger la gardienne de l’école Mazeline :

 

- « TOC ! TOC ! TOC ! bonjour madame, est-ce que vous avez entendu du bruit cette nuit ? ».

 

- « Oui, j’ai entendu un grand bruit qui m’a réveillé d’un coup sec, c’était un bruit énorme ! ».

 

Le chat prend son carnet et son crayon afin de noter cette première information et continue ses investigations. A la demande du coq, qui lui a précisé avoir entendu un bruit dans son sommeil, le chat remonte par la rue de l’Abreuvoir St Jean, il est 13 h 00.           

 

A

 

rrivé en haut de la côte, le chat sonne à la porte des habitants, à l’angle de la rue. Dring ! Dring ! une jeune femme ouvre la porte. Le chat se présente et lui explique sa venue.

 

- « Avez-vous entendu quelque chose cette nuit ? ».

- « Je crois avoir entendu un moteur alors, j’ai éclairé et j’ai regardé à la fenêtre. Je n’ai vu personne mais je suis sûre qu’il y avait un camion devant l’église. Un camion, oui, un camion bleu il me semble, mais je n’en suis pas certaine. En tout cas, il a démarré en trombe.

 

Le chat la remercie pour ses informations et il s’en va.

 

A l’autre bout de la ville, les rats installent les jeux.

 

A la lumière de la torche volée, ils déchargent le banc qui tombe par terre.

Les rats se disputent avant de reprendre le déchargement. Peu de temps après, la poubelle cogne la tête d’un rat qui pousse un cri de douleur. C’en est trop ! Les rats sont fatigués mais ils utilisent leurs dernières forces pour déposer le tourniquet et regarder l’endroit qui lui conviendrait le mieux. Ils le mettent dans l’herbe haute, derrière le cabanon. Ensuite, ils posent la poubelle à droite du cabanon. Les rats ont des ampoules aux mains mais malgré tout, ils installent la balançoire à gauche du cabanon. Ils sont épuisés alors ils laissent le banc de côté et décident de dormir avant de faire les réparations nécessaires. Avant d’éteindre la torche, ils prennent soin de ranger les allumettes à l’abri et de mettre le réveil à 13 heures.

 

                          

    "DRING !, DRING !!!"    13 h 00

a

 

 

u réveil, il faut aller réparer le tourniquet et le peindre en rouge. Avant, ils placent le banc devant le cabanon et peignent la poubelle en orange pour qu’on ne la reconnaisse pas. Mais, un rat tombe du tourniquet et tombe dans le seau de peinture. Il se lave mais il a encore de la peinture sur le bout de sa queue. Ils remettent des planches pour mieux réparer le tourniquet qui avait des trous. Une fois fini, tout le monde monte dessus pour en faire un tour et ils sont tous contents. Ils mangent du fromage sur le tourniquet en tournant, tournant et tournant… C’est la fête.

 

La souris, accrochée au motard, roule, roule, roule. D’un seul coup les traces s’arrêtent devant un camion bleu, à côté d’un cabanon.

 

- « Quoi ? » s’exclame la souris.

- « Les traces m’ont conduite chez les RATS !!! .

     Mais ce sont eux que je vois ! .

   Mais, ils ont des jeux ??? .

     D’où viennent-ils ? .

    Mais c’est bizarre, j’ai l’impression que ce sont nos jeux…     même s’ils ont changé de couleur ».

 

Tout en s’interrogeant, la souris s’approche du tourniquet sur lequel jouent les rats. Et, là, elle découvre qu’il y a de la peinture orange sur la queue d’un des rats.

 

- « J’ai compris, vous êtes des VOLEURS !!! ».

- « Vous avez peint nos jeux pour ne pas qu’on les reconnaisse ! ».

 

Sûre de son idée, elle se précipite et saute sur la moto pour annoncer sa bonne nouvelle au jardin public.

L

 ours, l’écureuil, la grenouille et l’escargot doivent rentrer de leur voyage d’équitation, ce vendredi, vers 16 h 00, au jardin.

 

Le coq, assis sur un banc, attend avec impatience que le car arrive. « Le voilà ! ».

 

Le coq a reconnu le ronflement du moteur. Aussitôt, il court précipitamment. Il trébuche, essaie de se rattraper en battant des ailes nerveusement. Il se relève rapidement et court jusqu’au véhicule. Celui-ci s’arrête ; la porte s’ouvre et les animaux descendent.

 

Le coq est essoufflé et les animaux lui disent :

 

- « Calme toi, tu n’arrives pas à respirer ».

 

Le coq prend une grande inspiration et tout doucement, d’une voix saccadée, dit :

 

- « Je, je, jeeee…dois vous, vous annon, noncer, une, une mau, mau…vaise nouvelle, les, les, les…je, jeux… ont, ont…été vol, vol, volés ».

 

Les animaux sont choqués car ils aimaient bien les jeux. Ils sont malheureux alors qu’ils étaient contents de rentrer.

 

Le coq retrouve son souffle et explique la situation aux autres : depuis le vol mystérieux, la décision de résoudre l’énigme, de mener l’enquête et enfin, la découverte des coupables.

 

Révoltés par l’attitude des rats, tous se retrouvent au jardin afin de discuter de cette affaire et de monter un plan pour récupérer les jeux.

 

Tous les animaux décident de reprendre le car qui est encore là. Ils demandent au chauffeur de les conduire à l’école Victor Hugo, au cabanon. Le car arrive jusqu’au parking à côté de la gendarmerie.

 

L

 

orsqu’ils arrivent, ils descendent du car et d’un pas décidé vont voir les rats pour leurs dire 2 mots. Ils leurs font du chantage :

- « NOUS SAVONS TOUT… ! ».

- « Si vous ne voulez pas nous rendre nos jeux , nous appelons LA POLICE ! ».

 

Et plus gentiment :

 

- « Mais, si vous nous les rendez, nous resterons amis ».

 

Les rats répondent :

- « On n’a rien fait, c’est pas nous les voleurs ».

- « Nous avons des preuves » disent en chœur les animaux :

- « L’huile sur la route, le camion bleu et puis aussi la peinture sur la queue d’un rat ».

 

Alors les rats, rouges de honte, regrettent et acceptent de rendre les jeux mais à une condition :

- pouvoir quand ils le veulent, jouer au jardin.

 

Tout le monde étant d’accord, les rats aident à déménager les jeux dans le camion pour les ramener au jardin.

En fin de journée, tout est terminé. Tous les animaux sont épuisés mais heureux et très contents d’être ensemble. Alors, ils décident de faire une grande   

FÊTE

 

 

Ecriture d’un roman policier, par les élèves des deux classes de CLIS

 

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire cette histoire ?

A partir de la lecture d’albums sur le thème de la correspondance : « lettres de l’écureuil à la fourmi » du vol : « on vole des arbres » et du jardin : « les courges du Mexique ».

Pour le plaisir de lire, d’écrire et l’envie de réaliser un livre.

 

Où se déroule l’histoire ?

Dans le jardin public de l’Aigle, où habitent nos personnages, au cabanon de l’école V. Hugo, dans les rues de l’Aigle.

 

Comment avez-vous fait pour vous repérer ?

         Nous nous sommes rendus plusieurs fois au jardin public et avons pris des photos. Nous avons travaillés les déplacements, les plans à l’écrit, à l’oral, en groupes…

Nous avons placé nos personnages en pâte à modeler dans leurs habitations et pris des photos.

Nous avons écrit, seul, en groupes, sur papier, au tableau, à l’ordinateur. Nous avons relu notre histoire…

 

Quelles images avez-vous utilisées ?

Dessins au crayon ; peintures ; photos ; les images trouvées dans les livres. Recherches documentaires, images, photos sur les animaux, les habitations…

 

Comment avez-vous inventé vos personnages ?

En petits groupes, nous avons choisi des animaux car les personnages du livre : « lettres de l’écureuil à la fourmi » nous plaisaient beaucoup. Nous avons ensuite voté pour :

l’ours-la souris-l’écureuil-l’escargot-la grenouille-la tortue-les rats-le chat-le coq.

         Nous les avons dessinés puis fabriqués en pâte à modeler.

 

Et vos habitations ?

Dans le jardin public, lors de nos visites en regardant autour de nous afin de choisir les lieux :

         - sous le pont (tortue)               - le nœud de l’arbre (l’écureuil)

         - dans le cabanon (les rats)       - le clocher de l’église (le coq)

         - sous la poubelle (le chat)        - le puits (la grenouille)

         - dans la tanière (l’ours)            - le radeau (la souris)

         - le rocher (l’escargot)

 

Avez-vous lu ou regardé des histoires ? OUI (voir la liste)

         François (de la bibliothèque) est venu nous raconter, nous lire des histoires.

 

Depuis combien de temps avez-vous commencé ce travail ?

Depuis le mois de novembre et nous n’avons pas terminé…

Auteurs

 

 

Aurore    

Gamzé

Joël

Ludovic

Ophélie

Rudy

Jordan

Johanna

David

Sabrina

Justine

Elisa

Burçu

Yannick

Guillaume

Vincent

Hugues

Florian

Mathilde

Emilie

 

 

LE JARDIN

 DES

 ANIMAUX

 

Les animaux qui habitent au jardin public, s’écrivent des lettre étranges chacun leur tour pour le plaisir de correspondre.

Un jour, quatre d’entre eux gagnent un voyage d’une semaine au centre équestre de Villers en Ouche, en participant à un jeu télévisé.

Mais, pendant leur absence, il y a un vol au jardin public !

Les animaux décident de mener UNE ENQUÊTE